Arnaques aux petites annonces - Vente de chatons

Attention, arnaque aux Petites annonces : Vente de chatons

Quelques que soient les circonstances, toutes les occasions sont bonnes pour que des escrocs diffusent sur Internet de fausses petites annonces très alléchantes. L’objectif pour ces malfrats du Net : Piéger un maximum de victimes. Comment se déroule l’arnaque et comment réagir si ça vous arrive ?

L’arnaque

L’annonce était attrayante avec la photo d’un chaton persan, un joli Sacré de Birmanie. Un chat de race. À forte valeur.

Marjory en rêvait. À l’approche de Noël, c’était même le cadeau qu’elle souhaitait faire à sa famille. Alors sans se méfier, le week-end dernier, elle a cliqué pour dire qu’elle était intéressée par l’achat du chaton de 4 mois. Une minette dont l’éleveur corse joint ensuite au téléphone a brossé le portrait comme suit : chatons de race, portée déclarée Loof, pucé, tatoué, primo vacciné, non stérilisé.

Le paiement

L’affaire était entendue. Un paiement de 500€ a été envoyé. L’éleveur, domicilié sur l’île de Beauté, devait gérer l’envoi du chaton, Raphné, par avion sur le continent. La minette devait faire le voyage Ajaccio-Marseille en avion et être réceptionnée directement par Majory à l’aéroport de Marseille-Provence. « J’ai eu l’éleveur au téléphone dès le lundi. Il avait bien reçu mon virement. Tout était OK et j’allais même pouvoir suivre le trajet du chaton grâce à un lien internet« , explique la Pontétienne. Mardi dernier, elle reçoit bien le mail de la société Cargo Animal Transportation (dont les adresses la situent à Monaco et en Pologne) qui doit lui permettre de suivre en temps réel le trajet de son chaton jusqu’à la livraison comme n’importe quel autre colis. « Il y avait un code à activer et tout m’est apparu : le nom de l’éleveur, son adresse, ses coordonnées, le poids du chat, le numéro de suivi… Tout était normal« .

Des frais supplémentaires

Mais deux heures plus tard, l’affaire a commencé à se corser. « J’ai reçu un appel de la société de transport m’indiquant que mon chat n’avait pas pu prendre l’avion car il n’était pas dans une cage chauffante. Sachant que l’éleveur était spécialiste, cela m’a agacée, détaille Marjory. On m’a alors expliqué que mon chat n’allait pas pouvoir prendre le prochain vol« .

La société de transport lui propose alors une location de cage chauffante moyennant 550€ et un remboursement à 98 % de ce montant à l’arrivée du chaton car l’éleveur avait souscrit une assurance. Marjory accepte la transaction. La société lui précise que son animal embarquera pour le prochain vol mais ce dernier ne sera pas direct : Ajaccio-Figari-Paris-Marseille. Le chaton devant arriver à 12h30 le 18 novembre dernier à l’aéroport. « Le suivi est parfait. J’ai eu plusieurs fois, la société de transport au téléphone qui me rassure et qui me dit que tout va bien« .

Encore des frais

Le mercredi matin, la société Cargo Animal Transportation est aux abonnés absents. Et à 12h30, heure à laquelle Marjory était censée récupérer son animal de compagnie, elle a reçu un mail. « Au moment où le changement de cage a été réalisé, ils ont laissé le nom de l’éleveur dessus. Mon Sacré de Birmanie avait donc un problème de papiers. J’apprends aussi qu’il lui manquait un vaccin« . C’est là que Marjory aurait dû se méfier : la société de transport avance que son chat est entré en illégalité sur le sol français (sic). Elle doit refaire ses papiers, autrement la Brigade de Protection Animale, à l’aéroport de Paris, où le chat est en transit, va lui dresser une amende. On lui réclame 1000€ qu’elle doit payer via le système CASHlib. C’est à cet instant que Marjory aurait dû s’arrêter. Mais, la Pontétienne n’y tenant plus de voir son chat s’est rendue dans un tabac, a payé les 1000€ contre lesquels un code lui a été remis, code qu’elle a ensuite transmis à la société de transport. Laquelle lui a répondu : « votre chaton reprendra l’avion cet après-midi« , accompagné de documents à l’en-tête Société vétérinaire de Paris.

Toujours des frais

Le jeudi, Marjory prend son téléphone et appelle cette société parisienne. Elle tombe sur une dame qui lui demande le numéro de puce de son chaton afin de l’aider à localiser l’animal. Au même moment, sur son portable, la société de transport la rappelle : son chat n’est pas « pucé ». Ce nouveau problème va entraîner un nouveau surcoût. On lui demande (encore) d’avancer 850€ ! « Sur l’autre ligne, la dame entendait ce que je disais, c’est elle qui a commencé à me dire : Arrêtez tout, c’est bizarre. Ça sent l’arnaque ! « 

Pour ne pas vous faire avoir

Pour éviter de se faire arnaquer lors de l’achat d’un animal de compagnie dont les prix peuvent flamber, une éleveuse conseille de se connecter sur les sites : http://www.chats-de-france.com ou http://www.chiens-de-france.com

Les deux sites répertorient les éleveurs professionnels et particuliers déclarés et les races qu’ils proposent. « Les animaux ne sont jamais envoyés au frais de l’acheteur. Dans tous les cas, au préalable de l’achat, au moment de la réservation, on envoie le numéro de Loof et on demande aux gens de venir récupérer leur animal directement ». Sur les sites proposant des animaux à la vente, les éleveurs ne proposent en général qu’une race de chien ou de chat, très rarement plusieurs. La multitude de races proposée doit mettre la puce à l’oreille…

Et si c’est déjà trop tard ?

L’arnaque aux petites annonces fonctionne aussi bien pour les chats, les chiens, ou n’importe quel animal. En premier lieu, lescroc vous montre des photos afin de créer un lien affectif avec l’animal convoité. Une fois la cible ferrée, il n’y a plus que dérouler le piège consistant à vous faire avaler tout au long du pseudo processus de livraison toute une série de frais de plus en plus gros. Au plus on attend pour faire marche arrière, au plus il est difficile de se dire qu’on s’est fait arnaquer et d’accepter la perte fiinancière. C’est une faille de notre cerveau que les escrocs savent utiliser en utilisant des techniques d’ingénierie sociale.

Mon conseil : Dès que vous ave zun doute, demandez l’avis de quelqu’un qui na pas encore ce lien affectif avec l’animal. Il pourra alors, avec plus de lucidié vous donner son avis sur la situation.

Si vous êtes victime d’arnaque ou d’escroquerie ou même de tentative, voici mes conseils :

  1. Procéder d’abord à un signalement sur le site ministériel https://www.internet-signalement.gouv.fr. Il s’agit d’un site Internet destiné à collecter et traiter les signalements en autres d’escroqueries, d’arnaques etc.
  2. La plateforme gouvernementale cybermalveillance.gouv.fr peut accompagner les personnes victimes de malveillance sur Internet. En fonction de la situation, elle propose les contacts d’organismes et de spécialistes proches de chez vous susceptibles de vous aider. Elle met en ligne des fiches pratiques dispensant de nombreux conseils pour éviter d’être victime de ce type de pratique.
  1. Ensuite, il est important d’aller déposer plainte au bureau de Police ou de Gendarmerie dépendant de votre lieu de résidence ou du lieu de l’infraction. Ceci est le point de départ à la fois de la reconnaissance de votre statut de victime et également le seul moyen permettant d’accéder à des informaitons qui pourraient aboutir à l’identification et la localisation de l’individu en cause, et probablement à votre dédomagement.

Pour que la plainte soit recevable et ait une suite satisfaisante, il est important qu’elle soit déposée avec la ou les bonnes qualifications (il est possible de cumuler les infractions) :

  • Escroquerie (article 313-1 du code pénal) ;
  • Collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite (article 226-18 du code pénal) ;
  • Usurpation d’identité (article 226-4-1 du code pénal) ;
  • Accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données (article 323-1 du code pénal) ;
  • Contrefaçon et usage frauduleux de moyen de paiement (articles L163-3 et L163-4 du code monétaire et financier) ;
  • Contrefaçon des marques (logos, signes, emblèmes…) utilisées lors de l’hameçonnage, prévu par les articles L.713-2 et L.713-3 du Code de la propriété intellectuelle.

Si votre interlocuteur Policier ou Gendarme cherche à vous dissuader de déposer plainte, notamment en raison de l’absence ou l’insuffisance de preuves, demandez leur qu’ils vous en l’indiquent par écrit. En effet, très souvent, sans preuve, les officiers de Police Judiciaire ne souhaitent pas prendre des plaintes. N’hésitez pas à leur expliquer que vous souhaitez justement déposer plainte pour que l’enquêteur puisse accéder aux preuves auxquelles les simples citoyens n’ont pas accès (interroger les opérateurs ou les fournisseurs de services Internet, retrouver les origines des connexions, récolter de nouvelles preuves) et ainsi leur permettre de remonter jusqu’à l’auteur.

En cas de difficulté pour déposer plainte ou en cas de suite insatisfaisante à votre demande, n’hésitez pas à écrire au Procureur de la République dont dépend ce professionnel de la force publique en précisant bien son nom et les raisons qu’il a évoqué pour refuser de prendre votre plainte. Vous pouvez bien évidemment également vous rapprocher d’un avocat. Si vous disposez d’une protection juridique (faisant souvent partie des contrats d’assurance habitation), de nombreux frais de justice pourraient bien être pris en charge par votre assurance.


Moi, Denis JACOPINI, je ne suis qu’Expert en Informatique assermenté (vous pouvez avoir plus d’informations sur moi en consultant cette page).
Je ne suis ni avocat, ni enquêteur, ni policier, ni magistrat et ma seule rénumération est le fruit de mon travail. Nos démarches se font dans un cadre légal et sont la plupart du temps liées à ces professionnels.
Elles consistent souvent, à la demande de la justice, des avocats, des entreprises ou des particuliers tels que vous à trouver des preuves sur Internetdans des téléphonesdes ordinateurs ou toutes sortes de supports numériques (preuves souvent indispensables pour la bonne marche des procédures judiciaires que vous initierez) et à les vulgariser afin que les destinataires de nos travaux, non techniciens, puissent les comprendre pour mieux les exploiter.
Nos démarches consistent aussi parfois à vous aider à accéder à rechercher des preuves dans des équipements numériques (ordinateurs, smartphones…) afin d’accéder à des informations auxquelles vous n’arrivez pas à avoir accès. Nos démarches se font en respectant les cadres légaux.

Contrairement au dépôts de plaintes, nos démarches ne sont pas sans frais. 

Conseil pouvant s’avérer très utile :

Rien ne vaut une bonne sensibilisation pour éviter ce genre de situation. Pour info, CYBERARNAQUES (le livre !)

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https://www.amazon.fr/Cyberarnaques-Denis-JACOPINI-ebook/dp/B07C9DHWH8
https://livre.fnac.com/a11267131/Denis-Jacopini-Cyberarnaques


Faits divers – Justice | Le Pontet : elle débourse 2000€ pour un chat fantôme sur internet | La Provence

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